Revue de presse

Tour à tour folk puis rock, les mélodies de Sylvain GirO nous entraînent vers un monde onirique et poétique, proche du fantastique.

CFDT Magazine - Février 2015 / Le lac d’Eugénie

Le Zèbre, halte chatoyante à Belleville (Paris), accueillait hier Sylvain GirO et ses copains de bal : Julien Padovani, Erwan Martinerie et Jean-Marie Nivaigne. En langage celte, le mot "bal" signifie "enveloppe". Le lac d’Eugénie narré, joué, chanté et dansé en est la lettre, état de connaissances, de sons et de sens. La vérité des mots est celle du voyage et la danse sa conclusion frémissante. Le sens vrai n’exclut pas. Mouvement dynamique, tourbillons isolés, questions -presque- imperceptibles, inquiétudes tangibles, constats d’humanités souffrantes, gestes tendres, la bande de Sylvain GirO, au Zèbre, nous a fait apprécier des distances considérables, comme autant de réalités taquines.

Jean Rochard - Le GLOB, février 2015 / Scènes

Ce CD est un OVNI dans le chant culturel actuel. Je n’ai pas dit "champ", quoique ! La musique enrichie de rythmes syncopés, hip-hop, rock même, est pleine et envoûtante. La voix de Sylvain GirO porte avec rondeur et résonance des mots étranges qui nous ravissent. L’atmosphère est fantasmagorique : des pierres, des maisons, un lac, une cité, des hommes. Sylvain "avance à pleine bouche" et nous suivons le rêve, bercés d’orgue, de violoncelle, de violon, d’accordéon (et de klaxon à vélo). Embarquez-vous en pleine poésie avec cet opus, dans la nef des fous qui perdent la raison (et la raison) sans jamais sombrer dans le morose, pour un voyage initiatique entêtant auprès des égarés, disparus, et nous encore vivants mais en plein déchirement. La gare Saint-Jean n’a rien à envier à l’Orly de Brel, sur le même thème de la séparation du voyage, lancinante, cruelle. L’écriture est passionnée, incandescente, irrésistible.

Annie Claire - Magazine FrancoFans de la chanson française - N°51, janvier 2015 / Le lac d’Eugénie

ARTISTIQUE : Avec une diction claire, une voix chaleureuse et des textes poétiques, SylvainGiro nous entraîne dans un univers magique, celui du lac d’Eugénie, son troisième album. Ses musiciens tissent le décor et lui nous chante des histoires envoûtantes.
TECHNIQUE : Un enregistrement très équilibré, réalisé par Gwenolé Lahalle, mettant en valeur la voix de Giro dans ses nuances les plus fines et restituant les timbres des instruments avec un grand réalisme, sur une scène sonore limpide et aérée.

Yves Marzio - HIFI VIDEO magazine - janvier 2015 / Le lac d’Eugénie

Sylvain GirO le batteur de grève nous emmène en ce début d’année dans une randonnée fantastico poétique vers le lac d’Eugénie, un lac où dit-on le chanteur a laissé son ombre par amour pour une créature des eaux, une nymphe des paysages crépusculaires d’une Bretagne, sûrement, à l’âme celte en tout cas, enfin bref, une nymphe oubliée au coeur d’une lande déserte.
Mais dans ces airs d’automne, sur cette terre pelée aux herbes roussies, dans cette petite bruine pernicieuse qui accompagne nos pas, dans ces espaces larges et vides, une impression singulière de chaleur et d’intimité nous fait avancer en souriant. Cet sensation tient en chansons, et dans ces chansons, la voix chaude de GirO est un souffle qui embrase les mots. Un peu comme un Murat d’Auvergne mais plus à l’ouest, et avec une lave nouvelle puisée dans un volcan d’Armorique.
Ce lac d’Eugénie, spectacle et voyage guidé depuis une année, nous ne sommes pas pressés de l’atteindre, tant les étapes proposées par GirO sont lumineuses, brûlantes, tout empreintes d’une espèce de gaieté mélancolique, et peuplées de troubadours fantastiques, mi-anges, mi-gargouilles. Première étape, vous voilà embarqués dans une Ronde des drôles, place du Vieux Palais. Et puis vous quittez la ville, à la nuit tombée, direction une maison hantée, par GirO même parfois, pour un pur moment d’adrénaline à la guitare sauvage.
Une petite course, et le temps de reprendre son souffle, GirO nous conte l’histoire du lac d’Eugénie, la légende d’un jeune homme qui en parait cent et d’une petite fille au regard en lame de couteau. GirO reconte tout ça entre guitare rock et violon, polyphonique presque et à lui tout seul, le matin même se lève à l’écoute de son chant, touchant là à l’universel.
Allez, étape suivante, un petit tour à bicyclette. Chacun retrouve couleurs et légèreté en quelques tours de roue. Jusqu’à retrouver son âme d’enfant, mais pour un temps. l’arrivée, c’est un cimetière sorti du fond des âges, mais même au milieu des vieilles tombes de pierre moussue, la chaleur demeure dans le groupe, et les contes de GirO fascine toujours autant, tant par le texte que par la musique, toujours en symbiose. Après ces pierres, direction celles de la gare Saint-Jean, où l’on est invité à observer les gens qui se séparent, ceux qui restent et ceux qui s’en vont. Qui s’en vont par exemple faire la guerre. Pour la fuir, la dernière étape, le lac d’Eugénie, où chacun apporte sa pierre pour lancer dans les eaux sombres, pour faire un voeu, à l’amour, à la vie et au monde.
Un disque de pierre, de bois, d’espace et de braise, aux danses folk, aux envolées rock, au chant hypnotique. GirO le tour operator et sa marche poétique nous enivre de terre et d’horizon, d’ombres et de lumière, du crépuscule à l’aube sans oublier la nuit, ses nymphes et ses démons.

Blog "Chroniques de Monsieur l’ouïe", janvier 2015 / Le lac d’Eugénie

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